lundi 29 avril 2013
samedi 20 avril 2013
La belle patate au Bois Dormant - Potato, the Sleeping Beauty
C’était une grosse patate un peu folle
Échappée d’un cageot Gwenn ha Du
Parce qu'un artichaut de Saint-Pol
Parce qu'un artichaut de Saint-Pol
Lui caressait le cul
Fourrée dans ses draps
Elle rêvait du prince le duc de Soja
Se rêvant un avenir de frites
Quelque part en Afrique.
Dracula, hahahaha. Il est dans le caca!
Deux boite de conserve en aluminium
Qu’un vieux poulpe me sous-loue
Au fond d’un évier
Me sert de royaume.
Je suis le prince Dracula
Ah, si j’avais les dents au bon endroit!
Mais franchement, les avoir au-dessus de la tête
C’est quand même un peu bête…
Mon prince charmant (est un peu désarmant) - My Prince Charming (is a little bit disarming)
Quand j'étais jeune et jolie
Mon prince me faisait des
raviolis.
Maintenant que je suis
vieille et moche,
Il me fout des taloches.
Le petit Chaperon rouge - Little Red Riding Hood
“Mon petit, garde-toi
bien des méchants loulous”
M’avait baratiné
ma maman.
Mais moi, quand j’vais au bois, je prends
mon bazooka.
J’leur crame la
queue et leur crève les yeux.
J’suis le p’tit Chaperon
Et j’carbure au
sirop de potiron,
Et puis aussi au
ballon de rouge.
lundi 25 mars 2013
vendredi 22 mars 2013
Tanguy Dohollau, vue sur la baie
Sans doute, se
met-il à l’ouvrage dicté par les coups de son cœur. Une dizaine de pinceaux,
tous ses crayons couleur et trois ou quatre feuilles de papiers sont disposés sur les bords de son nid.
Quand le temps, breton et gris, est à point et qu’il n’a pas le nez fourré dans
un de ses innombrables livres, il se lance au travail. À ses pieds s’étale la
vaste baie de Saint-Brieuc griffée de fins ruisseaux et balayée de battements,
de cris d’oiseaux, de-ci de-là des enfants en bottes rouges traquent le coquillage
et la perle rare. Depuis des années, il vit et travaille sur cette marge,
inlassablement. Son œuvre singulière et personnelle est un vrai cadeau pour
ceux qui la connaissent.
De lui, J.M.Le
Clezio a écrit : "Tanguy Dohollau a l'oeil d'une mouette. Il dit
des choses fortes, vraies et émouvantes. Je partage avec lui l'absence de
frontières des rêves."
samedi 9 février 2013
lundi 21 janvier 2013
samedi 12 mai 2012
Les enfants foutent le camp.
C’est en Bretagne
Que, pousser par qui par quoi
Les enfants foutent le camp.
Qu’est ce que ça veut dire d’être breton
Quand on vit à Saigon ?
La terre, ou le vent, ou la mer
Nous transportent.
Pourtant, là, au coeur
Un grain de sel incrusté
Fait écho
D’une matrice
D’un plan
D’une rivière.
C’est en Bretagne
Que, pousser par qui par quoi
Les enfants foutent le camp.
Retour aux Champs - Bulat
C'est mon mentor, le dessinateur Alain Goutal qui la
première
fois m’invita à la foire aux chevaux du trait et du
postier breton de Bulat- Pestivien qui a lieu en septembre
de chaque année. La foire aux chevaux de trait ou postier
breton est aussi le coup d’envoi de la saison de la vente des poulains et réunie
les plus grands éleveurs de la Bretagne. Bulat m’a donné bien du
plaisir, j’y ai mangé les meilleures boîtes de sardines du Monde en compagnie
du photographe Fabrice Picard, j’y ai bu les meilleurs bocks de bière de Bretagne
en compagnie d’amis espagnols, j’y ai vu par un froid hiver, du haut de la flèche
de l’église l’une des vues les plus impressionnantes des menés Bretons et c’est
aussi là qu’en compagnie d’Yvette et de ma compagne d’alors que j’ai appris à
danser les quadrilles irlandaises (avant que l’on se produise tous ensemble dans
une discothèque de Dingle, Daingean Uí Chúis). J’ai aussi quelques histoires tristes, notamment celle concernant
un conducteur de camion de lait qui en 1996 s’est pris un mauvais virage, mais
pour aujourd’hui seul le souvenir de cette foire aux chevaux m’intéresse. Allez
hop, au galop et en musique!
Vue sur São Jorge, sur le Tage et, par temps clair, sur l’Alentejo
Vue de l'appartementde la rue Ilha Terceira dans lequel nous avons vécu deux ans
de doux moments, ma mie (pas grosse la mie mais costaude quand même) et moi,
avant que nous émigrions vers Baltimore, cette ville aux avenues fades et aux
boutiques sans saveurs (ou l'inverse).
" Que Lisbonne est jolie.
La fumée des vapeurs
Sous la brise mollie
Prend des formes de fleurs.
Nous irons à Lisbonne
Ame lourde et cœur gai,
Vous que nul ne pardonne,
Lionne rousse aux aguets.
Semez, semez la graine,
Je connais la chanson
Que chante la sirène
Au pied de la maison.
Nous irons à Lisbonne
Ame lourde et cœur gai,
Cueillir la belladone
Aux jardins que j’avais".
La fumée des vapeurs
Sous la brise mollie
Prend des formes de fleurs.
Nous irons à Lisbonne
Ame lourde et cœur gai,
Vous que nul ne pardonne,
Lionne rousse aux aguets.
Semez, semez la graine,
Je connais la chanson
Que chante la sirène
Au pied de la maison.
Nous irons à Lisbonne
Ame lourde et cœur gai,
Cueillir la belladone
Aux jardins que j’avais".
Extrait de Lisbonne,
Poême de Robert Desnos, 1931.
De Lisbonne, deux autres
photographies prises en 1990; la première fut prise à partir de la Pensão
Beira-Mar située au 4ème étage d’un immeuble du Terreiro do Trigo. La vue
était complète sur le Tage jusqu’au jour où un
incroyable cargo américain s’est arrimé sur le quai d’en face,
empêchant quiconque d’admirer la butte où se tient la petite cite de Palmela,
qui a l’une des bibliothèques les plus jolies entre Lisbonne et Setubal.
La seconde fut prise à partir
d’une autre pension familiale située sur la Praça das
Cebolas, qui donne aussi sur le Tage. En 1990, quatre années après l’entrée du
Portugal dans la CEE, vivre à Lisbonne était encore une bénédiction pour qui
désirait échapper à cette vie soupe au lait made in France.
Et puis tiens, d’un seul coup me vient une super envie d’aller
casser la croûte à Setubal, dans ce petit restaurant près du port. Poisson sardine
ou grosse pièce de morue, peu importe, le patron s’est y faire.
jeudi 10 mai 2012
mercredi 9 mai 2012
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